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1 - Fondation de l'AUFREQ

C'est en 1978 qu'était fondée l'AUFREQ. Une fondation réalisée en deux étapes : le 8 mai 1978, une assemblée préliminaire était convoquée à la Maison Chevalier. Dix-sept personnes assistaient à cette rencontre, marquée par la présence du Consul général de France. Marcel Beaux, accompagné de ses adjoints et de Jules Héquette représentant la Société française de Québec.

C'est en effet sur la suggestion de Monsieur Beaux que Jean-Paul Mauranges, professeur d'allemand au Département des littératures de l'Université Laval,
C'est en 1978 qu'était fondée l'AUFREQ. Le 8 mai 1978, une assemblée préliminaire était convoquée à la Maison Chevalier. Dix-sept personnes assistaient à cette rencontre, marquée par la présence du Consul général de France, Marcel Beaux, accompagné de ses adjoints et de Jules Héquette représentant la Société française de Québec.
et Françoise Tétu de Labsade avaient convoqué un groupe d'enseignants français de la région de Québec. Dans sa lettre de convocation, datée du 13 avril 1978, Jean-Paul Mauranges soulignait la nécessité de combler un vide en regroupant les professeurs, les chercheurs et les universitaires français de la région dans une association qui assurerait la représentation de ses membres auprès des pouvoirs publics français, qui diffuserait de l'information concernant leurs activités professionnelles et favoriserait les échanges entre la culture français et québécoise. À cela devait s'ajouter un quatrième objectif adopté lors de cette assemblée préliminaire : assurer la représentation des membres auprès de la Fédération des professeurs de français résidants à l'étranger.

Il faut mentionner ici que, dans le cadre de la coopération franco-québécoise alors florissante, relativement nombreux étaient les professeurs de français qui étaient venus enseigner au Québec avec des contrats du ministère de l'Éducation nationale. Pour le Consulat, cette catégorie d'enseignants était alors particulièrement visée par ce regroupement, étant donné les liens étroits qu'ils avaient avec la France. Pour donner suite aux résolutions de cette assemblée préliminaire, un bureau provisoire était formé de Jean-Paul Mauranges, président, Jeanine Pinet, secrétaire, Mireille Collet, Françoise Tétu de Labsade et Yvi Le Beux. La cotisation était fixée à 10$ par année.

Le 11 novembre 1978, se tenait à la Maison de la Société française, 2633 chemin des Foulons, l'assemblée de fondation qui, toujours sous la présidence de Jean-Paul Mauranges, réunissait 23 personnes. Il s'agissait d'adopter les statuts de l'Association rédigés par Michel Darras et Françoise Tétu de Labsade qui, à quelques modifications près apportées en 1989, régissent encore l'AUFREQ. La discussion fut particulièrement longue concernant le nom de l'Association. Fallait-il parler d'une association d'enseignants, d'enseignants et chercheurs, de professeurs ou encore de diplomés universitaires ? Finalement, le mot universitaire fut retenu car il englobait des catégories plus larges que l'on désirait atteindre, dont les professionnels, notamment les ingénieurs.

Dans le même esprit d'élargissement, l'assemblée ajoutait deux autres objectifs à l'article 2 : « assurer la représentation des membres de l'Association auprès des corporations professionnelles du Québec » et aussi, « assurer la représentation des membres auprès du ministère de l'Éducation du Québec ».

Encore plus significatif est l'article 3 qui définit deux catégories de membres : les membres actifs qui doivent être Français et titulaires d'un diplôme universitaire (appellation singulièrement vague) et les membres associés pour lesquels il suffit de vouloir participer aux activités de l'association, de faire une demande d'adhésion et d'acquitter la cotisation.

Dès cette assemblée de fondation, sous des catégories qui ne sont peut-être pas désignées de façon très heureuse, se dessine ce qui restera une caractéristique de l'AUFREQ : d'une part, la volonté de garder des liens étroits avec la France, donc avec les autorités consulaires, ainsi qu'avec les autres associations françaises, notamment la Société française et d'autre part, le désir constamment réaffirmé d'être ouvert à des personnes de toutes nationalités et de toutes cultures, aux Québécois bien sûr, aux membres de la grande francophonie, et finalement à tous ceux qui, à quelque titre, ont un intérêt particulier pour la France ou la langue fraçaise. À l'occasion de cette assemblée de fondation était élu le premier conseil d'administratiion de l'AUFREQ formé de : Yvi Le Beux, Jean Darbelnet, Mireille Collet, Jean-Paul Mauranges, Jacques Doucet, André Demartis, Lionel Meney et Adrien Favre.

Pour compléter ce tableau de la fondation de l'AUFREQ, ajoutons que le 24 avril 1980, représentée par Christian Bernard, Jean Darbelnet, Michel Darras et Lionel Meney, l'Association se voyait attribuer par le Gouvernement du Québec des lettres patentes qui, fait amusant, limitaient à 40 000$ la valeur des biens immobiliers qu'elle pouvait posséder.