

1 - Fondation de l'AUFREQ
C'est en 1978 qu'était fondée l'AUFREQ. Une fondation réalisée en deux étapes : le 8 mai 1978, une assemblée préliminaire était convoquée à la Maison Chevalier. Dix-sept personnes assistaient à cette rencontre, marquée par la présence du Consul général de France. Marcel Beaux, accompagné de ses adjoints et de Jules Héquette représentant la Société française de Québec.
C'est en effet sur la suggestion de Monsieur Beaux que Jean-Paul Mauranges, professeur d'allemand au Département des littératures de l'Université Laval,
Il faut mentionner ici que, dans le cadre de la coopération franco-québécoise alors florissante, relativement nombreux étaient les professeurs de français qui étaient venus enseigner au Québec avec des contrats du ministère de l'Éducation nationale. Pour le Consulat, cette catégorie d'enseignants était alors particulièrement visée par ce regroupement, étant donné les liens étroits qu'ils avaient avec la France. Pour donner suite aux résolutions de cette assemblée préliminaire, un bureau provisoire était formé de Jean-Paul Mauranges, président, Jeanine Pinet, secrétaire, Mireille Collet, Françoise Tétu de Labsade et Yvi Le Beux. La cotisation était fixée à 10$ par année.
Le 11 novembre 1978, se tenait à la Maison de la Société française, 2633 chemin des Foulons, l'assemblée de fondation qui, toujours sous la présidence de Jean-Paul Mauranges, réunissait 23 personnes. Il s'agissait d'adopter les statuts de l'Association rédigés par Michel Darras et Françoise Tétu de Labsade qui, à quelques modifications près apportées en 1989, régissent encore l'AUFREQ. La discussion fut particulièrement longue concernant le nom de l'Association. Fallait-il parler d'une association d'enseignants, d'enseignants et chercheurs, de professeurs ou encore de diplomés universitaires ? Finalement, le mot universitaire fut retenu car il englobait des catégories plus larges que l'on désirait atteindre, dont les professionnels, notamment les ingénieurs.
Dans le même esprit d'élargissement, l'assemblée ajoutait deux autres objectifs à l'article 2 : « assurer la représentation des membres de l'Association auprès des corporations professionnelles du Québec » et aussi, « assurer la représentation des membres auprès du ministère de l'Éducation du Québec ».
Encore plus significatif est l'article 3 qui définit deux catégories de membres : les membres actifs qui doivent être Français et titulaires d'un diplôme universitaire (appellation singulièrement vague) et les membres associés pour lesquels il suffit de vouloir participer aux activités de l'association, de faire une demande d'adhésion et d'acquitter la cotisation.
Dès cette assemblée de fondation, sous des catégories qui ne sont peut-être pas désignées de façon très heureuse, se dessine ce qui restera une caractéristique de l'AUFREQ : d'une part, la volonté de garder des liens étroits avec la France, donc avec les autorités consulaires, ainsi qu'avec les autres associations françaises, notamment la Société française et d'autre part, le désir constamment réaffirmé d'être ouvert à des personnes de toutes nationalités et de toutes cultures, aux Québécois bien sûr, aux membres de la grande francophonie, et finalement à tous ceux qui, à quelque titre, ont un intérêt particulier pour la France ou la langue fraçaise. À l'occasion de cette assemblée de fondation était élu le premier conseil d'administratiion de l'AUFREQ formé de : Yvi Le Beux, Jean Darbelnet, Mireille Collet, Jean-Paul Mauranges, Jacques Doucet, André Demartis, Lionel Meney et Adrien Favre.
Pour compléter ce tableau de la fondation de l'AUFREQ, ajoutons que le 24 avril 1980, représentée par Christian Bernard, Jean Darbelnet, Michel Darras et Lionel Meney, l'Association se voyait attribuer par le Gouvernement du Québec des lettres patentes qui, fait amusant, limitaient à 40 000$ la valeur des biens immobiliers qu'elle pouvait posséder.
C'est en 1978 qu'était fondée l'AUFREQ. Une fondation réalisée en deux étapes : le 8 mai 1978, une assemblée préliminaire était convoquée à la Maison Chevalier. Dix-sept personnes assistaient à cette rencontre, marquée par la présence du Consul général de France. Marcel Beaux, accompagné de ses adjoints et de Jules Héquette représentant la Société française de Québec.
C'est en effet sur la suggestion de Monsieur Beaux que Jean-Paul Mauranges, professeur d'allemand au Département des littératures de l'Université Laval,
C'est en 1978 qu'était fondée l'AUFREQ. Le 8 mai 1978, une assemblée
préliminaire était convoquée à la Maison Chevalier.
Dix-sept personnes assistaient à cette rencontre, marquée par
la présence du Consul général de France, Marcel Beaux,
accompagné de ses adjoints et de Jules Héquette représentant
la Société française de Québec.
et Françoise Tétu de Labsade avaient convoqué un
groupe d'enseignants français de la région de Québec. Dans
sa lettre de convocation, datée du 13 avril 1978, Jean-Paul Mauranges
soulignait la nécessité de combler un vide en regroupant les professeurs,
les chercheurs et les universitaires français de la région dans
une association qui assurerait la représentation de ses membres auprès
des pouvoirs publics français, qui diffuserait de l'information concernant
leurs activités professionnelles et favoriserait les échanges
entre la culture français et québécoise. À cela
devait s'ajouter un quatrième objectif adopté lors de cette assemblée
préliminaire : assurer la représentation des membres auprès
de la Fédération des professeurs de français résidants
à l'étranger.Il faut mentionner ici que, dans le cadre de la coopération franco-québécoise alors florissante, relativement nombreux étaient les professeurs de français qui étaient venus enseigner au Québec avec des contrats du ministère de l'Éducation nationale. Pour le Consulat, cette catégorie d'enseignants était alors particulièrement visée par ce regroupement, étant donné les liens étroits qu'ils avaient avec la France. Pour donner suite aux résolutions de cette assemblée préliminaire, un bureau provisoire était formé de Jean-Paul Mauranges, président, Jeanine Pinet, secrétaire, Mireille Collet, Françoise Tétu de Labsade et Yvi Le Beux. La cotisation était fixée à 10$ par année.
Le 11 novembre 1978, se tenait à la Maison de la Société française, 2633 chemin des Foulons, l'assemblée de fondation qui, toujours sous la présidence de Jean-Paul Mauranges, réunissait 23 personnes. Il s'agissait d'adopter les statuts de l'Association rédigés par Michel Darras et Françoise Tétu de Labsade qui, à quelques modifications près apportées en 1989, régissent encore l'AUFREQ. La discussion fut particulièrement longue concernant le nom de l'Association. Fallait-il parler d'une association d'enseignants, d'enseignants et chercheurs, de professeurs ou encore de diplomés universitaires ? Finalement, le mot universitaire fut retenu car il englobait des catégories plus larges que l'on désirait atteindre, dont les professionnels, notamment les ingénieurs.
Dans le même esprit d'élargissement, l'assemblée ajoutait deux autres objectifs à l'article 2 : « assurer la représentation des membres de l'Association auprès des corporations professionnelles du Québec » et aussi, « assurer la représentation des membres auprès du ministère de l'Éducation du Québec ».
Encore plus significatif est l'article 3 qui définit deux catégories de membres : les membres actifs qui doivent être Français et titulaires d'un diplôme universitaire (appellation singulièrement vague) et les membres associés pour lesquels il suffit de vouloir participer aux activités de l'association, de faire une demande d'adhésion et d'acquitter la cotisation.
Dès cette assemblée de fondation, sous des catégories qui ne sont peut-être pas désignées de façon très heureuse, se dessine ce qui restera une caractéristique de l'AUFREQ : d'une part, la volonté de garder des liens étroits avec la France, donc avec les autorités consulaires, ainsi qu'avec les autres associations françaises, notamment la Société française et d'autre part, le désir constamment réaffirmé d'être ouvert à des personnes de toutes nationalités et de toutes cultures, aux Québécois bien sûr, aux membres de la grande francophonie, et finalement à tous ceux qui, à quelque titre, ont un intérêt particulier pour la France ou la langue fraçaise. À l'occasion de cette assemblée de fondation était élu le premier conseil d'administratiion de l'AUFREQ formé de : Yvi Le Beux, Jean Darbelnet, Mireille Collet, Jean-Paul Mauranges, Jacques Doucet, André Demartis, Lionel Meney et Adrien Favre.
Pour compléter ce tableau de la fondation de l'AUFREQ, ajoutons que le 24 avril 1980, représentée par Christian Bernard, Jean Darbelnet, Michel Darras et Lionel Meney, l'Association se voyait attribuer par le Gouvernement du Québec des lettres patentes qui, fait amusant, limitaient à 40 000$ la valeur des biens immobiliers qu'elle pouvait posséder.
2 - Progression des effectifs et réorientation progressive
de l'AUFREQ
Au cours des années, on peut percevoir une réorientation progrssive des coopérants à contrat avec le gouvernement français, la difficulté d'intéresser les professeurs d'université français à se regrouper dans les cadres d'une association, allant de pair avec l'augmentation du nombre des membres non français et non enseignants, entraînera un glissement dans les priorités de l'association. La représentation des membres auprès des pouvoirs publics français et la diffusion de l'information concernant leurs activités professionnelles (retraites, sécurité sociale, etc) deviendront des objectifs tout à fait secondaires tandis que la dimension sociale (resserrer les liens d'amitié entre les membres) et la dimension culturelle (encourager les échanges entre la pensée française et la culture du pays d'accueil) deviendront prioritaires.
Progression du nombre des membres
Si le nombre des membres cotisants s'élève à une trentaine les premières années (1978-1983), il monte à 59 en 1986 et reste jusqu'à nos jours autour de 60. Mais, à côté de ces membres cotisants, apparaissent sur les listes de l'Association, dès le début des années 1990, des membres que nous qualifierons de sympathisants, qui ne paient pas la cotisation mais participent plus ou moins régulièrement aux activités de l'Association : c'est ainsi que les listes de l'AUFREQ comptent quelque 106 noms dès 1992 et 120 aujourd'hui. Cette catégorie qui n'était pas prévue dans les statuts, donne beaucoup de souplesse à l'admission de nouveaux membres et permet d'assurer le renouvellement régulier des membres cotisants même si elle entraîne une certaine perte financière pour l'Association.
Au cours des années, on peut percevoir une réorientation progrssive des coopérants à contrat avec le gouvernement français, la difficulté d'intéresser les professeurs d'université français à se regrouper dans les cadres d'une association, allant de pair avec l'augmentation du nombre des membres non français et non enseignants, entraînera un glissement dans les priorités de l'association. La représentation des membres auprès des pouvoirs publics français et la diffusion de l'information concernant leurs activités professionnelles (retraites, sécurité sociale, etc) deviendront des objectifs tout à fait secondaires tandis que la dimension sociale (resserrer les liens d'amitié entre les membres) et la dimension culturelle (encourager les échanges entre la pensée française et la culture du pays d'accueil) deviendront prioritaires.
Progression du nombre des membres
Si le nombre des membres cotisants s'élève à une trentaine les premières années (1978-1983), il monte à 59 en 1986 et reste jusqu'à nos jours autour de 60. Mais, à côté de ces membres cotisants, apparaissent sur les listes de l'Association, dès le début des années 1990, des membres que nous qualifierons de sympathisants, qui ne paient pas la cotisation mais participent plus ou moins régulièrement aux activités de l'Association : c'est ainsi que les listes de l'AUFREQ comptent quelque 106 noms dès 1992 et 120 aujourd'hui. Cette catégorie qui n'était pas prévue dans les statuts, donne beaucoup de souplesse à l'admission de nouveaux membres et permet d'assurer le renouvellement régulier des membres cotisants même si elle entraîne une certaine perte financière pour l'Association.
3 - Réorientation et consolidation des activités de
l'Association
En 1978-1979, première année d'existence, les quatre activités prévues au programme sont bien caratéristiques et concernent de façon spécifique les enseignants français : « Équivalence des diplômes. » (Michel Tétu), « Régime français de sécurité sociale et de pensions. » (Michel Darras/M. Fourny), « Le Français est-il encore une langue de communication scientifique ? » (Dr. Pechère), « Le rôle de l'enseignant et de l'universitaire français au Québec. » (Louis O'Neill).
En 1984-1985, quelques années plus tard, le changement est notable : le programme de l'année compte en effet uniquement des activités sociales ou culturelles
En 1985-1990, malgrè des succès notoires, les présidents successifs, lors des des assemblées générales déplorent la participation très irrégulière des membres aux activités de l'Association. Dans certains cas, on a même dû annuler certaines activités au dernier moment.
En fait, à partir des années 1990, la dualité culturel/social est progressivement résolue. Sans doute, certaines activités de type social remportent un succès considérable et regroupent jusqu'à 60 personnes : rappelons notamment les banquets mémorables organisés dans les voûtes de la cuisine de Monseigneur de Laval avec dégustation de vins et commentaires de Pierre Cazalis (1990), à la Butte aux marmottes à Sainte-Anne-de-Beaupré (1991), à la Maison de grand-mère à Neuville (1992), à la Maison de la Société française (1993) avec dégustation de mets régionaux préparés par les participants. Mais ces activités sont encadrées dans un programme avec l'institutionalisation progressive de rencontres mensuelles à date fixe (sept à huit par année, un des derniers samedis ou vendredis du mois) qui accordent une part égale aux deux types d'activités sociales et culturelles, avec une conférence d'un bon niveau sur les sujets culturels les plus variés (histoire, géographie, lettres, politique, philosophie, économie, poésie, arts et musique, etc.) et un bon repas organisé de façon à favoriser la convivialité et les échanges entre membres.
Dès 1994, cette institutionalisation est confortée par l'utilisation
Au total, en 25 ans d'existence, l'AUFREQ aura organisé quelque 200 rencontres et évènements divers, en général fort appréciés si on en juge par le livre d'honneur de l'Association, avec des ressources restreintes et cela en grande partie grâce au bénévolat des ses membres et notamment de l'équipe de son conseil d'administration. Peut-être faut-il souligner ici l'esprit convivial et chaleureux qui anime ces rencontres et l'excellente collaboration qui se manifeste, par exemple, par l'ardeur que tous déploient lorsqu'il s'agit d'aménager les lieux ou de remettre chaises et tables en place.
En 1978-1979, première année d'existence, les quatre activités prévues au programme sont bien caratéristiques et concernent de façon spécifique les enseignants français : « Équivalence des diplômes. » (Michel Tétu), « Régime français de sécurité sociale et de pensions. » (Michel Darras/M. Fourny), « Le Français est-il encore une langue de communication scientifique ? » (Dr. Pechère), « Le rôle de l'enseignant et de l'universitaire français au Québec. » (Louis O'Neill).
En 1984-1985, quelques années plus tard, le changement est notable : le programme de l'année compte en effet uniquement des activités sociales ou culturelles
Une conférence d'Alain Decaux sur Victor Hugo dont on célèbre le centième
anniversaire de la mort attirera dans le grand amphithéâtre du Pavillon
Charles-De-Koninck quelque 400 personnes.
pouvant intéresser un public beaucoup plus large : un «vins et fromage
» avec causerie sur la Belgique, un buffet « pot de la rentrée
», une conférence de Nicolas Elam, commissaire britannique à
Montréal, sur Machiavel et un conférence d'Alain Decaux sur Victor Hugo dont
on célèbre le centième anniversaire de la mort. Cette conférence attirera
dans le grand amphithéâtre du Pavillon Charles-de Koninck quelque 400
personnes. Si ce dernier événement, destiné au grand public, reste une exception
dans la vie de l'association, il n'en reste pas moins que dans les années
1980, l'AUFREQ organise essentiellement des activités de type social ou culturel
pouvant intéresser un large public, auxquelles il faut ajouter la participation
à des évènements plus spécifiquement français : passage de premiers ministres
notamment Messieurs Maurois, Barre et Chirac), célébration du 14 juillet,
fête de Jeanne d'Arc, etc. Si dans la plupart des cas, il s'agit d'invitations
du Consulat, dans d'autres, c'est l'AUFREQ qui reçoit, comme ce fut le cas
en 1984 lorsque l'AUFREQ recevait au diner accompagnant son assemblée générale,
le Secrétaire d'État Catherine Lalumière.En 1985-1990, malgrè des succès notoires, les présidents successifs, lors des des assemblées générales déplorent la participation très irrégulière des membres aux activités de l'Association. Dans certains cas, on a même dû annuler certaines activités au dernier moment.
En 1989, l'AUFREQ fête son 10e anniversaire.
Pour remédier à la fluctuation des effectifs et en même temps réajuster le
profil de l'Association, à l'occasion de son 10e anniversaire,
une assemblée générale extraordinaire est convoquée le 23 février 1989. Elle
émet deux vœux caractéristiques de la réorientation souhaitée par rapport
aux objectifs initiaux de l'Association : elle souhaite que l'AUFREQ s'ouvre
aux autres francophones diplômés d'université et devienne un lieu d'échange
où se retrouvent Québécois, Africains et Européens intéressés par ces échanges.
Par ailleurs, à la question :« L'AUFREQ doit-elle d'abord être un club
social ou une association culturelle ? » elle classe en premier l'objectif
culturel et en second l'objectif social et préconise chaque année deux à quatre
rencontres à caractère culturel et une ou deux rencontres à caractère social.En fait, à partir des années 1990, la dualité culturel/social est progressivement résolue. Sans doute, certaines activités de type social remportent un succès considérable et regroupent jusqu'à 60 personnes : rappelons notamment les banquets mémorables organisés dans les voûtes de la cuisine de Monseigneur de Laval avec dégustation de vins et commentaires de Pierre Cazalis (1990), à la Butte aux marmottes à Sainte-Anne-de-Beaupré (1991), à la Maison de grand-mère à Neuville (1992), à la Maison de la Société française (1993) avec dégustation de mets régionaux préparés par les participants. Mais ces activités sont encadrées dans un programme avec l'institutionalisation progressive de rencontres mensuelles à date fixe (sept à huit par année, un des derniers samedis ou vendredis du mois) qui accordent une part égale aux deux types d'activités sociales et culturelles, avec une conférence d'un bon niveau sur les sujets culturels les plus variés (histoire, géographie, lettres, politique, philosophie, économie, poésie, arts et musique, etc.) et un bon repas organisé de façon à favoriser la convivialité et les échanges entre membres.
Dès 1994, cette institutionalisation est confortée par l'utilisation
Mémorable voyage en catamaran à Baie-Sainte-Catherine au printemps 2003,
pour le 400e anniversaire de la rencontre de Champlain avec les
chefs autochtones.
régulière de la salle du Collège Stanislas, qui présente un double avantage
: commodités accrues pour l'organisation du repas et fidélisation d'une clientèle
toujours hésitante à s'orienter vers de nouveaux lieux de réunion, plus éloignés
ou moins pratiques d'accès. Cela entraîne une participation plus régulière
(autour de 50 personnes) des membres aux activités régulières de l'Association
sans empêcher pour autant l'organisation occasionnelle d'évènements exceptionnels
tels que réceptions au Consulat ou au Carrefour de la francophonie, voire
ce mémorable voyage en catamaran à Baie-Sainte-Catherine au printemps 2003,
pour le 400e anniversaire de la rencontre de Champlain avec les
chefs autochtones.Au total, en 25 ans d'existence, l'AUFREQ aura organisé quelque 200 rencontres et évènements divers, en général fort appréciés si on en juge par le livre d'honneur de l'Association, avec des ressources restreintes et cela en grande partie grâce au bénévolat des ses membres et notamment de l'équipe de son conseil d'administration. Peut-être faut-il souligner ici l'esprit convivial et chaleureux qui anime ces rencontres et l'excellente collaboration qui se manifeste, par exemple, par l'ardeur que tous déploient lorsqu'il s'agit d'aménager les lieux ou de remettre chaises et tables en place.
4 - Gestion de l'Association
Dans cette histoire, il faut bien sûr reconnaître le rôle éminent rempli par les conseils d'administration
Plusieurs de ces présidents avaient d'abord été vice-présidents mais certains vice-présidents, sans accéder à la présidence, ont néanmoins joué un rôle important dans la vie de l'organisation : notamment Jacques Doucet, Mireille Collet, Gabriel Clairet et Sophie Bernard.
Le poste de trésorier a été surtout occupé par des trésorières : Colette Sansfaçon (7 mandats) et surtout Anny Fages (14 mandats) ont à ce titre joué un rôle important dans la vi de l'Association. Avec un grand sens de l'économie et une transparence totale, l'AUFREQ a, année après année, fait état de revenus éaquilibrés et d'avoirs modestes, de l'ordre de 1000$, et cela sans l'aide d'aucune subvention et avec le constant souci d'offrir aux membres un excellent rapport qualité-prix dans l'organisation des activités.
Le poste de secrétaire semble avoir été souvent assumé par de futurs ou ex-présidents comme André Desmartis (9 mandats) et Françoise Tétu de Labsade (8 mandats, mais aussi par des administrateurs comme Denis Juhel (3 mandats) et Jean-Claude Cosset (2 mandats).
Faute de moyens matériels adéquats, le secrétariat a longtemps fait problème à l'AUFREQ. À partir de 1983, l'association a fait appel aux services de la CALQ (Confédération des associatios linguistiques et culturelles de Québec) qui assurait la tenue des listes des membres et le service de photocopie mais, outre l'éloignement de ce secrétariat, il fallait néanmoins trouver des dactylos bénévoles susceptibles de dactylographier rapidement les convocations.
À partir des années 1990, la pratique généralisée de l'informatique par nos administrateurs a grandement simplifié le travail de secrétariat : la tenue des listes est maintenant assurée par la trésorière; les convocations et le courrier régulier sont traités par le secrétaire ou la présidente sur ordinateur. Le développement du courrier électronique, qui atteint plus de la moitié de nos membres, est venu encore simplifier et rendre plus économiques l'envoi des documents.
Les rôles incombant aux autres administrateurs sont nombreux : l'intendance, la commande des repas chez le traiteur, l'organisation de la salle, voire la préparation des salades ou du riz, sans oublier l'approvisionnement et la distribution équitable et raisonnable du stock de vin, sont des tâches importantes dans lesquelles se sont notamment illustrés Paul Laquerre, notre grand échanson depuis 1993, et Brigitte de Crouzet nommée officiellement au poste, non prévu par les statuts, d'intendante.
Notons aussi qu'au cours des années, le conseil de l'AUFREQ s'est adjoint des présidents d'honneur (Jean-Paul Mauranges, Jean Darbelnet et André Desmartis) et des conseillers spéciaux (Yves Sanquer, Takis Merlopoulos, Alixe Olah).
Dans cette histoire, il faut bien sûr reconnaître le rôle éminent rempli par les conseils d'administration
Pour la petite histoire, mentionnons ici les noms de ceux qui ont assumé
la présidence :
- Jean-Paul Mauranges (1978-1979)
- Lionel Meney (1979-1982)
- Françoise Tétu de Labsade (1982-1985)
- Catherine Pelletier (1985-1989)
- Françoise Cormier (1989-1991)
- Jean-Pierre Pastinelli (1991-1992))
- André Desmartis (1992-1998)
- Françoise Tétu de Labsade (1998-2006)
qui se sont succédés au cours de ces 25 années, assurant la continuité et
l'évolution de l'AUFREQ.- Jean-Paul Mauranges (1978-1979)
- Lionel Meney (1979-1982)
- Françoise Tétu de Labsade (1982-1985)
- Catherine Pelletier (1985-1989)
- Françoise Cormier (1989-1991)
- Jean-Pierre Pastinelli (1991-1992))
- André Desmartis (1992-1998)
- Françoise Tétu de Labsade (1998-2006)
Plusieurs de ces présidents avaient d'abord été vice-présidents mais certains vice-présidents, sans accéder à la présidence, ont néanmoins joué un rôle important dans la vie de l'organisation : notamment Jacques Doucet, Mireille Collet, Gabriel Clairet et Sophie Bernard.
Le poste de trésorier a été surtout occupé par des trésorières : Colette Sansfaçon (7 mandats) et surtout Anny Fages (14 mandats) ont à ce titre joué un rôle important dans la vi de l'Association. Avec un grand sens de l'économie et une transparence totale, l'AUFREQ a, année après année, fait état de revenus éaquilibrés et d'avoirs modestes, de l'ordre de 1000$, et cela sans l'aide d'aucune subvention et avec le constant souci d'offrir aux membres un excellent rapport qualité-prix dans l'organisation des activités.
Le poste de secrétaire semble avoir été souvent assumé par de futurs ou ex-présidents comme André Desmartis (9 mandats) et Françoise Tétu de Labsade (8 mandats, mais aussi par des administrateurs comme Denis Juhel (3 mandats) et Jean-Claude Cosset (2 mandats).
Faute de moyens matériels adéquats, le secrétariat a longtemps fait problème à l'AUFREQ. À partir de 1983, l'association a fait appel aux services de la CALQ (Confédération des associatios linguistiques et culturelles de Québec) qui assurait la tenue des listes des membres et le service de photocopie mais, outre l'éloignement de ce secrétariat, il fallait néanmoins trouver des dactylos bénévoles susceptibles de dactylographier rapidement les convocations.
À partir des années 1990, la pratique généralisée de l'informatique par nos administrateurs a grandement simplifié le travail de secrétariat : la tenue des listes est maintenant assurée par la trésorière; les convocations et le courrier régulier sont traités par le secrétaire ou la présidente sur ordinateur. Le développement du courrier électronique, qui atteint plus de la moitié de nos membres, est venu encore simplifier et rendre plus économiques l'envoi des documents.
Les rôles incombant aux autres administrateurs sont nombreux : l'intendance, la commande des repas chez le traiteur, l'organisation de la salle, voire la préparation des salades ou du riz, sans oublier l'approvisionnement et la distribution équitable et raisonnable du stock de vin, sont des tâches importantes dans lesquelles se sont notamment illustrés Paul Laquerre, notre grand échanson depuis 1993, et Brigitte de Crouzet nommée officiellement au poste, non prévu par les statuts, d'intendante.
Notons aussi qu'au cours des années, le conseil de l'AUFREQ s'est adjoint des présidents d'honneur (Jean-Paul Mauranges, Jean Darbelnet et André Desmartis) et des conseillers spéciaux (Yves Sanquer, Takis Merlopoulos, Alixe Olah).
5 - Collaborations et représentations
Au cours des années, l'AUFREQ, en dépit des ses ressources limitées, a régulièrement collaboré à diverses organisations et nommé des représentants dans plusieurs organismes qui prolongeaient son action.
En premier lieu, il faut mentionner
Cette collaboration s'est traduite au cours des années de multiples façons : invitation des administrateurs ou des membres de l'AUFREQ à des évènements annuels tels le 14 juillet, ou spéciaux, tels le passage à Québec de ministres, de sénateurs ou encore l'escale de navires de guerre français ; conférences présentées par des Consuls généraux ou par des Conseillers culturels lors d'actvités régulières de l'AUFREQ ; consultations diverses sur des questions ponctuelles, etc. Détail non négligeable, loin de là : les présidents successifs ont toujours su qu'ils pouvaient compter sur la grande générosité des Consuls généraux.
L'AUFREQ a toujours collaboré avec les autres associations françaises, notamment avec la Société française de Québec dont beaucoup de nos membres font partie. À ce titre, elle participe régulièrement aux cérémonies et au dépôt de gerbes lors de la fête de Jeanne d'Arc, suivant une très ancienne tradition de la colonie française de Québec.
L'AUFREQ entretient également d'excellentes relations avec le Collège Stanislas qui lui offe en retour une hospitalité fort appréciée.
L'AUFREQ soutient aussi la cause de la francophonie, notamment par l'intermédiaire de Françoise et Michel Tétu qui sont particulièrement actifs dans la promotion de cette cause. Depuis quelques années, le siège social de l'AUFREQ est situé à la Maison de la francophonie, rue Dalhousie, et notre association participe depuis sa création à la Semaine de la francophonie qui se tient au mois de mars. Elle est représentée au Rassemblement des associations francophones du Québec qui gère l'organisation de la Semaine de la Francophonie et propose d'autres activités au long de l'année.
Dès 1983, l'AUFREQ a fait partie activement de la CALCQ et collaboré à divers évènements comme les soirées de la poésie et les semaines interculturelles organisées chaque année par cet organisme aujourd'hui disparu. Mentionnons aussi le rôle important joué par notre association au cours des années 1980, dans la création et le développement de l'Association des étudiants français de l'Université Laval, elle aussi disparue en dépit du fait que le nombre des étudiants français a quadruplé, ce qui illustre bien la difficulté de regrouper les nouveaux arrivants dans une association qui se réclame de la France, qu'il s'agisse d'étudiants ou d'universitaires.
Au cours des années, l'AUFREQ, en dépit des ses ressources limitées, a régulièrement collaboré à diverses organisations et nommé des représentants dans plusieurs organismes qui prolongeaient son action.
En premier lieu, il faut mentionner
- Consulat général de France
- Société française de Québec
- Collège Stanislas
- Maison de la francophonie
- CALCQ
- Association des étudiants
de l'Université Laval
l'étroite collaboration entretenue dès
le départ avec le Consulat général de France qui, comme nous l'avons mentionné,
a joué un rôle déterminant dans la création de notre association.- Société française de Québec
- Collège Stanislas
- Maison de la francophonie
- CALCQ
- Association des étudiants
de l'Université Laval
Cette collaboration s'est traduite au cours des années de multiples façons : invitation des administrateurs ou des membres de l'AUFREQ à des évènements annuels tels le 14 juillet, ou spéciaux, tels le passage à Québec de ministres, de sénateurs ou encore l'escale de navires de guerre français ; conférences présentées par des Consuls généraux ou par des Conseillers culturels lors d'actvités régulières de l'AUFREQ ; consultations diverses sur des questions ponctuelles, etc. Détail non négligeable, loin de là : les présidents successifs ont toujours su qu'ils pouvaient compter sur la grande générosité des Consuls généraux.
L'AUFREQ a toujours collaboré avec les autres associations françaises, notamment avec la Société française de Québec dont beaucoup de nos membres font partie. À ce titre, elle participe régulièrement aux cérémonies et au dépôt de gerbes lors de la fête de Jeanne d'Arc, suivant une très ancienne tradition de la colonie française de Québec.
L'AUFREQ entretient également d'excellentes relations avec le Collège Stanislas qui lui offe en retour une hospitalité fort appréciée.
L'AUFREQ soutient aussi la cause de la francophonie, notamment par l'intermédiaire de Françoise et Michel Tétu qui sont particulièrement actifs dans la promotion de cette cause. Depuis quelques années, le siège social de l'AUFREQ est situé à la Maison de la francophonie, rue Dalhousie, et notre association participe depuis sa création à la Semaine de la francophonie qui se tient au mois de mars. Elle est représentée au Rassemblement des associations francophones du Québec qui gère l'organisation de la Semaine de la Francophonie et propose d'autres activités au long de l'année.
Dès 1983, l'AUFREQ a fait partie activement de la CALCQ et collaboré à divers évènements comme les soirées de la poésie et les semaines interculturelles organisées chaque année par cet organisme aujourd'hui disparu. Mentionnons aussi le rôle important joué par notre association au cours des années 1980, dans la création et le développement de l'Association des étudiants français de l'Université Laval, elle aussi disparue en dépit du fait que le nombre des étudiants français a quadruplé, ce qui illustre bien la difficulté de regrouper les nouveaux arrivants dans une association qui se réclame de la France, qu'il s'agisse d'étudiants ou d'universitaires.
6 - On continue
Conçue
au départ pour regrouper les enseignants français de la région de Québec
dans une association à caratère nettement professionnel, l'AUFREQ a rapidement
évolué pour devenir une association à vocation à la fois culturelle et sociale,
regroupant des membres de professions et d'origines diverses, ouverte aux
échanges interculturels tout en gardant des liens étroits avec la France
et, plus généralement, avec la francophonie. L'institutionalisation de rencontres
mensuelles durant l'année universitaire, le caractère convivial et culturel
de ces rencontres et aussi une gestion rigoureuse lui ont assuré un public
régulier et fidèle. Malgré un certain renouvellement, l'Association voit
l'âge moyen de ses membres augmenter régulièrement.
Comme le soulignait le rapport Desmartis/Sanquer, plus de la moitié des membres sont maintenant retraités. Ce phénomène s'explique en partie du fait que les nouveaux arrivants, par ailleurs moins nombreux que dans les années 1950-1960, sont désireux d'accorder la priorité à leur intégration dans le milieu québécois et par conséquent sont généralement peu enclins à rejoindre les rangs d'une association " française ". Les efforts entrepris pour rejoindre une clientèle plus jeune portent des fruits alors même que d'autres groupes ou " salons littéraires " s'inspirent du mode de fonctionnement de l'Association et vont jusqu'à lui " emprunter " ses conférenciers les plus enlevants.
Conçue
au départ pour regrouper les enseignants français de la région de Québec
dans une association à caratère nettement professionnel, l'AUFREQ a rapidement
évolué pour devenir une association à vocation à la fois culturelle et sociale,
regroupant des membres de professions et d'origines diverses, ouverte aux
échanges interculturels tout en gardant des liens étroits avec la France
et, plus généralement, avec la francophonie. L'institutionalisation de rencontres
mensuelles durant l'année universitaire, le caractère convivial et culturel
de ces rencontres et aussi une gestion rigoureuse lui ont assuré un public
régulier et fidèle. Malgré un certain renouvellement, l'Association voit
l'âge moyen de ses membres augmenter régulièrement.Comme le soulignait le rapport Desmartis/Sanquer, plus de la moitié des membres sont maintenant retraités. Ce phénomène s'explique en partie du fait que les nouveaux arrivants, par ailleurs moins nombreux que dans les années 1950-1960, sont désireux d'accorder la priorité à leur intégration dans le milieu québécois et par conséquent sont généralement peu enclins à rejoindre les rangs d'une association " française ". Les efforts entrepris pour rejoindre une clientèle plus jeune portent des fruits alors même que d'autres groupes ou " salons littéraires " s'inspirent du mode de fonctionnement de l'Association et vont jusqu'à lui " emprunter " ses conférenciers les plus enlevants.